Mélanie Jaeg est une jeune professeure de zumba âgée de 23 ans. La jeune femme officie en Alsace, deux fois par semaine, au rythme de la musique et dans une énergie communicative.

Une dose de vitamines

Il est 20h30 à Herbsheim. La salle de sport de la commune n’est pas prête de fermer ses portes. Une majorité de femmes (un seul homme suit les cours de zumba cette année), attend avec impatience le cours de Mélanie Jaeg. Un succès qui se confirme de saison en saison. « Mon premier cours en solo a attiré près de 400 personnes », se souvient la jeune femme. Mélanie Jaeg a commencé la zumba à l’âge de 17 ans. Elle s’est lancée l’année suivante dans une formation pour devenir « instructrice » de zumba. « Une année de formation auprès d’Anne Grasser, professeur d’éducation physique et sportive et de zumba. Je l’ai accompagnée dans ses cours pour m’habituer au public notamment ». Mélanie Jaeg propose ses propres cours depuis 2011. Des séances rythmées par la musique et les chorégraphies, qui attirent 350 personnes chaque année en moyenne.

Un programme sportif précis
Ancienne gymnaste (elle en a fait pendant une dizaine d’années) et danseuse, Mélanie Jaeg a de l’énergie à revendre. Les cours de zumba hebdomadaires sont couplés avec des « zumba party’s », ces soirées à thème qui attirent un maximum de public. La zumba se veut être un sport festif. Une notion qui colle au caractère de la jeune femme. « J’ai toujours la patate et le sourire, je suis comme ça », précise l’intéressée. Ses cours se déroulent néanmoins de manière structurée à l’image d’entraînements sportifs plus classiques. Un échauffement, toujours en musique, le temps de trois chansons soit environ neuf minutes. « La séance repose ensuite sur un rythme en dent de scie au niveau du cardio. Les pas de danse s’accompagnent de mouvements tirés du fitness. J’intègre également en milieu de cours une dose de renforcement musculaire ». L’heure de sport se termine à chaque fois par des étirements durant la période dite de « cool down ».

Pas de niveau prérequis
La zumba est ouverte à tous. Chez Mélanie Jaeg, les plus jeunes amateurs ont entre neuf et dix ans. « En-dessous de cet âge, il s’agit d’une toute autre approche appelée zumba kids avec des techniques bien spécifiques ». Ludique, l’activité zumba ne nécessite pas de compétences particulières. « Le professeur doit adapter les chorégraphies au niveau du groupe. Mais tout le monde peut se lancer. Même en cours d’année », explique Mélanie Jaeg. La zumba assume ce côté festif et accessible. Un seul mot d’ordre : s’amuser tout en faisant du sport.

Zumba vous avez dit ?
Zumba par-ci, zumba par-là ! Les amis (des femmes souvent), les collègues, la famille, tout le monde en parle ou en a parlé au moins une fois. Mais qu’est-ce que la zumba exactement ?
Un sport, oui, une activité ludique et chorégraphiée, oui aussi. Une activité pratiquée par une large majorité de femmes le plus souvent. La zumba est née dans les années 1990 en Amérique du Sud. Et elle a été inventée par un homme ! Alberto Perez est un danseur et professeur colombien, spécialiste de l’aérobique. Il aurait inventé la zumba un peu par hasard. Elle serait née d’une improvisation sur de la musique latine. Son concept allie l’entraînement physique sous forme dansée, avec des bases d’aérobic et de modern jazz. Alberto Perez a développé la zumba principalement aux Etats-Unis à partir des années 2000. Son programme sportif est même devenu une marque déposée. L’entreprise s’avère très lucrative et a aussi développé une gamme de vêtements et produits dérivés. Plusieurs millions de personnes pratiqueraient ce sport à travers le monde.
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