Tous à vos écrans !

L’image parle d’elle-même ! Messieurs, poussez-vous une journée et faites place au sport féminin dans les médias ! Le CSA, le conseil supérieur de l’audiovisuel, reconduit pour la seconde édition « Les 24h du sport féminin » le 25 janvier 2015. 

Vous me direz : mais pourquoi a-t-on besoin de dédier une journée complète au sport féminin ? Je vous dirais, oui vous avez raison, il serait naturel de médiatiser tout autant la pratique féminine que masculine et sans avoir besoin de le déclamer haut et fort. 

 

Pour autant, nous devons encore communiquer et de manière plus intensive sur le sujet. Au niveau national, c’est le CSA qui pousse la dynamique avec l’opération « 24 heures de sport féminin ». Cette seconde édition se déroulera le 24 janvier 2015. L’objectif étant de rassembler les acteurs de l’audiovisuel (chaînes de télévision en tête, radios, supports de presse) mais aussi les acteurs du monde sportif avec les fédérations, les ligues, les clubs, les associations et les entreprises partenaires du sport en général. 

 

Le constat est clair : la pratique féminine souffre encore d’une sous-médiatisation (en 2012, le CSA avait estimé que la retransmission d’événements liés au sport féminin représentait à peine 7% du volume global des retransmissions sportives). 

 

L’année dernière, l’événement avait pu compter globalement sur les chaînes de télévision pour mettre le sport féminin en avant. Des « bugs » avaient toutefois été repérés notamment par le site de l’Equipe (l’article « 24h de sport féminin : qui a joué le jeu ? », daté du 25 février 2014, à retrouver sur leur site www.lequipe.fr/Medias/Actualites/24h-sport-feminin-qui-a-joue-le-jeu/444546). En attendant, toutes et tous à vos écrans ! Le changement passera aussi par les spectateurs et tous les passionnés de sports en général. 

 

 

 


 

Entretien avec Carole Bretteville, présidente de la commission nationale Femmes et Sports de la Fédération Française de sport en entreprise et présidente de Femix’Sports Alsace.

 

Qu’est-ce que Femix’Sports Alsace ?

 

C’est une association qui coordonne les 24H du sport féminin. A Mulhouse, nous organisons par exemple un déplacement pour aller voir un match de l’ASPTT Volley avec une quarantaine de jeunes filles et garçons qui n’ont jamais vu du volley en élite. Plus largement, nous mettons en avant l’actualité sportive féminine. Nous travaillons aussi sur le thème de la violence sexuelle dans le sport. Plus précisément sur la discrimination sexiste et sexuelle. Nous avons pour idée d’organiser une grande conférence sur le sujet d’ici novembre à Strasbourg.

 

Quel est l’objectif de ces 24h du sport féminin ?

 

C’est la seconde édition, initiée par le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français), le CSA et Christine Kelly. Elle s’est rendue compte qu’il y avait peu de médiatisation du sport féminin. Une somme d’argent est donc donnée aux médias qui mettent en valeur les sports au féminin et les intervenants. En Alsace, nous avons décidé que les femmes découvriraient des disciplines à connotation masculine. La première édition comportait du taekwondo, du hockey ou encore du rugby. Cette année d’autres disciplines ont été associées. Nous voulons dire que les sports ne sont pas sexués.