Whistler par 35 degrés !

En attendant la finale de la Coupe du monde de foot à Vancouver ce dimanche, Women-it s’est baladée à Whistler et son parc olympique. La petite commune montagnarde est sortie de l’anonymat en 2010 avec les Jeux olympiques d’hiver qui se sont déroulés entre Vancouver et Whistler pour les épreuves nordiques. Visite des lieux par 35 degrés en ce début juillet. 

Les femmes de Whistler

De nombreuses sportives se sont illustrées aux Jeux d’hiver en 2010. La piste du ski nordique rappelle les médailles d’or remportées en individuel ou en équipe. La Norvégienne Marit Bjorgen notamment, a marqué l’histoire de ces Jeux avec trois titres olympiques dont un en équipe (sur le 15 km, le sprint et le relais 4x5km).

Mettons un terme ici aux idées reçues. Non, en montagne il ne fait pas plus frais qu’en ville ! Constat validé et dégoulinant en quittant Vancouver et ses quelque 30 degrés pour voir le thermomètre grimper à mesure des kilomètres parcourus en direction de Whistler. A environ 115 km de Vancouver, la station de ski et son parc olympique s’ouvrent aux visiteurs. La route est pour le moins magique. Des paysages à couper le souffle entre les étendues d’eau et les montagnes avoisinantes. Un vrai panorama de carte postale (rappelant par endroit celui des Alpes) pour atteindre la destination du jour. Whistler, petite ville connue depuis 2010 et les Jeux d’hiver.

Le panneau « Olympic Park » est planté neuf kilomètres avant « Whistler Village ». Le site olympique est attaché au creux des montagnes et pour le moins désertique ce 2 juillet. Néanmoins, à l’entrée le visiteur doit payer l’entrée. Ce sera 5 dollars canadiens pour visiter les installations. Un prix pas excessif et en plus le ticket donne une réduction sur une initation de tir à la carabine sur le vrai parcours du biathlon. Il faut suivre une petite route à allure réduite pour découvrir les lieux.

Porte d'entrée du site olympique

Porte d'entrée du site olympique

Véritable site fantôme en ce jeudi 2 juillet, le parc olympique se dévoile avec l’installation hors norme du saut à ski. Du haut de ses 125 mètres, le tremplin a encore fière allure. En face de lui, se dresse l’inukshuk, statue traditionnelle inuit, à l’entrée du parc. L’image de cette sculpture anthropomorphique a été le logo des Jeux d’hiver de 2010. Le soleil écrasant permet quand même de jeter un oeil sur les panneaux explicatifs présents un peu partout dans le parc. Elements historiques et techniques jalonnent le parcours. Pour le Canada, les Jeux olympiques n’étaient pas une nouveauté. Le pays a accueilli des Jeux d’été en 1976 à Montréal et des Jeux d’hiver en 1988 à Calgary.

Les deux tremplins du saut à ski

Les deux tremplins du saut à ski

L'inukshuk du parc olympique

L'inukshuk du parc olympique

En voiture dans un premier temps, la première halte permet aussi de voir que les ours sont des visiteurs habituels de Whistler l’été… Quoi des ours ??? Heureusement, j’ai vu ce panneau en début de visite et me retourne à chaque bruissement de feuilles. Ca change des écureuils et des petits oiseaux ! Les Canadiens n’ont pas l’air plus affolés que ça mais je reste alors sur mes gardes, sait-on jamais. Les consignes sont claires, faire du bruit sur le chemin, (difficile quand on est seule à visiter !), surtout ne pas s’approcher de l’animal (ça ok j’y aurais pensé aussi), ne pas lui donner à manger et ne pas s’approcher de lui pour le prendre en photo (sans blague ??!!!). Et surtout, c’est écrit bien en gras, surtout ne pas partir en courant si l’on voit un ours… ou un cougar ! Tout un programme !  

Ceci n'est pas un exercice factice !

Ceci n'est pas un exercice factice !

La visite des installations se poursuit et un sentiment deumeure. Se retrouver dans un site qui accueilli les Jeux olympiques, c’est un peu revivre l’événement. Les lieux, qui accueillent les skieurs en hiver, ont gardé une âme depuis « Vancouver 2010″. L’un des anciens maires de la ville de Whistler entre 2005 et 2011, Ken Melamed, a reconnu l’impact positif des Jeux sur sa commune. En plus des retombées économiques et médiatiques, Ken Melamed expliquait l’année dernière dans une interview, que Whistler avait vécu un événement grandiose. Une fierté locale et nationale qu’elle porte encore aujourd’hui et qui n’a pas de prix. Le développement de la ville a vu sa population passer de 500 à presque 10 000 habitants en quelques années.

 

Les visiteurs peuvent tester le tir à la carabine sur le parcours du biathlon

Les visiteurs peuvent tester le tir à la carabine sur le parcours du biathlon

Whistler Village et sa place olympique

Whistler Village et sa place olympique

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