Un gain d’expérience

Lendemain de match après la rencontre entre la Suisse et le Canada pour la Coupe du monde de football. La « team » de Christine Sinclair, capitaine du Canada, a remporté la partie 1-0. Résumé d’une rencontre à très haut niveau.

Un premier constat s’impose. Une Coupe du monde de football, qu’elle soit masculine ou féminine, ne laisse pas indifférent. Il s’agit du rendez-vous des meilleurs sportifs de la planète. Au Canada, la compétition bat son plein depuis le 6 juin. Hier, le coeur des Canadiens était tourné vers son équipe lors du match de 8ème de finale contre la Suisse. 

 

Les Canadiennes ont tenu bon, malmenées dès le coup d’envoi par des Suissesses agressives et sûres d’elles. Cette toute jeune équipe, c’était sa première participation en Coupe du monde, a montré son potentiel. « Nous avons de très jeunes joueuses et cette compétition servira à coup sûr pour l’expérience collective du pays », précisait un encadrant de l’équipe suisse après le match. 

Côté canadien, l’envie était tout aussi présente avec l’avantage de jouer à domicile et d’être littéralement porté par un public acquis à la cause. Le BC Stadium a d’ailleurs enregistré un record de fréquentation pour la compétition avec 53 855 entrées pour ce match. Un spectacle de qualité a été proposé et a permis aux fans de voir jouer les toutes meilleures footballeuses mondiales. 

 

« Pas encore déçue mais ça va venir »

 

Parmi les « stars » présentes sur la pelouse dimanche, Lara Dickenmann, joueuse d’origine suisse, fraîchement licenciée à Wolfsburg en Allemagne après être passée par le club de l’Olympique lyonnais (2009-2015). Elle s’est prêtée au jeu des interviews après le match, dans ce que l’on appelle la « zone mixte » pour les médias. Un cheminement encadré par des barrières où les sportives passent tour à tour et répondent aux demandes des journalistes présents de l’autre côté.

Lara Dickenmann (2ème en partant de la gauche), avec ses coéquipières suisses

Lara Dickenmann (2ème en partant de la gauche), avec ses coéquipières suisses

« Pour l’instant je ne suis pas encore déçue d’avoir perdu mais ça va venir », expliquait Lara juste après la rencontre. La jeune femme de 29 ans a précisé les raisons de la défaite suisse, « nous avons fait beaucoup d’efforts physiques mais sans avoir de récompense à la fin. Quand je vois le jeu de la France, je me dis qu’on devrait faire pareil et concrétiser nos actions en attaque pour marquer. Ramona par exemple (ndlr : Ramona Bachmann, la numéro 10 de l’équipe suisse) aurait dû avoir beaucoup plus le ballon. Nous n’avons pas réussi à distribuer le jeu depuis le milieu de terrain vers l’avant ». 

 

Une finale avant l’heure 

 

Française de coeur, Lara Dickenmann espère que les Bleues vont aller en finale de cette Coupe du monde. « Elles ont très bien réagi après leur défaite au premier tour face à la Colombie. Leur victoire contre la Corée du Sud a également montré toute l’étendue du talent des Bleues. Et la Corée n’était pas une mauvaise équipe. L’Allemagne, prochain adversaire de la France en quart de finale, est aussi sur une bonne dynamique. Il est dommage que ces deux sélections se rencontrent maintenant, c’est un peu la finale avant l’heure ! ». 

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