Sur la vague avec Johanne Defay

La meilleure surfeuse française de l’histoire et meilleure européenne, Johanne Defay s’est classée 8ème au World Tour cette année, obtenant même le titre de « meilleur espoir » de l’année. La jeune femme de 21 ans nous parle d’un sport passion. 

A quel moment vous êtes-vous dit que le surf allait devenir votre sport de haut niveau ?

Je ne me le suis pas vraiment dit. Depuis mon plus jeune âge mes décisions tournent autour de mon sport, et toujours en sa faveur. C’est là-dedans que je m’épanouis et plus je voyage et plus je fais des compétitions, plus je me rends compte que j’ai une chance inouïe.      

 

Vous êtes actuellement 8ème au classement 2014. Qu’est-ce-qui vous sépare techniquement des toutes meilleures ?kamagra

Techniquement parlant, je pense que je n’ai pas un répertoire de manœuvres aussi « complet » ou « perfectionné » que les 5 premières. Mais il n’y a pas que le côté technique qui entre en jeu lorsqu’on est au haut niveau. Tout a une influence, le physique et le mental sont primordiaux ainsi que l’expérience.  

 

Quel est votre meilleur souvenir de voyage ?

Tous mes voyages n’ont été que sportifs. A l’exception d’un ou deux pour aller voir ma famille en Auvergne. Les stages qu’organisait la Fédération en Australie sont de supers souvenirs, on avait tous entre 16 et 18 ans, c’était génial ! 

 

Le surf est souvent vu comme un loisir « fun » alliant plage, beaux paysages et baignade. Néanmoins c’est un sport à part entière. Pouvez-vous nous parler technique et nous dire comment sont composées vos séances d’entraînements ?

La technique je la travaille lorsque je vais surfer. Mais comme je disais, il n’y a pas que la technique et j’ai des séances de physique et mental aussi. Et l’important, c’est de faire les bonnes au bon moment. Il y a un temps pour tout, même pour se reposer. Mais durant les périodes à haute intensité, l’exemple d’une journée type serait : footing à jeun, « p’tit dej’ », session de surf, quelques heures « off » pour manger et faire une sieste, entraînement physique d’1h à 1h30 et session de surf du soir, sans oublier le stretch pour finir. 

 

Toutes les surfeuses sont-elles forcément « sympas » ?

Je pense que c’est comme partout, il y a des gens qui vous convienne plus que d’autres. Mais en général, elles sont sympas. 

 

Faut-il forcément être une excellente nageuse pour faire du surf ?

Non, pas forcément mais c’est un avantage. 

 

Avez-vous déjà eu peur de vous noyer ?

Non pas vraiment. J’arrive à me fixer des limites gérables. 

 

Quel autre sport auriez-vous pu faire à haut niveau ?

Je suis assez douée en natation mais je ne sais pas si j’aurais pu en faire au haut niveau, il me faut un côté ludique. 

 

Et enfin, que diriez-vous aux jeunes filles qui souhaitent s’épanouir dans ce sport ?

Qu’il ne faut pas se prendre la tête si des jours ça va moins bien qu’on ne le voudrait. Et qu’il faut persévérer… C’est un sport magique ! 

 

Johanne et sa "bio"

 

  • elle est née le 19 novembre 1993 au Puy-en-Velay en Auvergne
  • elle a démarré le surf à l’âge de 8 ans à l’île de la Réunion
  • elle a commencé les compétitions à l’âge de 10 ans avec le « Marmailles Tour », qu’elle a gagné, puis a enchaîné avec le « Roxy Chiken Jam » à Biarritz où elle a terminé deuxième
  • elle est sacrée en 2013 championne d’Europe ASP (Association of Surfing Professionnals) chez les juniors puis chez les seniors
  • elle accède à une 8ème place mondiale en 2014 et prend le titre de « rookie of the year » sur le Women’s World Tour

 

 

 viagra

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