Plongée au féminin

Direction la gravière du Fort à Entzheim en Alsace pour une rencontre avec Marielle Massel, 52 ans, monitrice de plongée et membre de la commission féminine de la discipline dans le grand Est.

Monitrice fédérale premier degré, Marielle Massel est aujourd’hui une spécialiste de plongée sous-marine. Une passion qui s’est concrétisée au fil du temps. « J’ai effectué un premier voyage pour faire de la plongée en 1996 à la Réunion. J’y ai fait mon baptême », se souvient-elle. Une activité physique et ludique qu’elle a d’abord découverte à la télévision. « En regardant les documentaires du commandant Cousteau mais tout en constatant qu’il n’y avait aucune femme qui plongeait ». Fascinée, Marielle Massel l’était mais avec un préjugé sur la pratique au féminin. Un peu craintive lors de ses premières années de plongée, la monitrice a passé ses niveaux progressivement. « J’ai vraiment commencé à prendre du plaisir après avoir passé le niveau 3. J’ai eu à ce moment-là l’envie de faire initiateur puis guide de palanquée ». Le grade de moniteur est arrivé à l’âge de 50 ans. 

 

Un groupe de féminisation mis en place 

 

Secrétaire adjointe du comité interrégional Est, Marielle Massel est aussi chargée du groupe de féminisation mis en place en 2013. « Ce groupe a été créé à la fois suite à une réflexion de monitrices et peu après à la demande du ministère des sports. Certaines personnes nous ont d’ailleurs accusées d’avoir surfé sur la vague de la féminisation alors que nous étions déjà impliquées bien avant l’élan donné au plan national ». Un état des lieux a été réalisé par le groupe et au départ destiné aux seuls licenciés des clubs de plongée. Marielle Massel et ses collègues se sont interrogées sur les chiffres concernant la pratique féminine mais aussi les idées reçues qui pouvaient encore exister. « Nous nous sommes aussi demandées ce qui pouvait motiver les femmes à faire de la plongée. Nous constatons qu’elles sont encore peu nombreuses aux postes à responsabilités dans le sport et dans l’encadrement d’autres licenciés »

 

Pas les mêmes envies 

 

La plongée au féminin suppose parfois des motivations différentes de celles des hommes. « Souvent, les plongeuses n’ont pas les mêmes attentes. La motivation porte sur les beaux fonds sous-marins, l’envie de contempler le milieu naturel. Les hommes ont plus tendance à courir après les performances ». La peur du matériel et de la technique peut aussi rebuter les candidates. « La température de l’eau, en gravière notamment, peut aussi constituer une contrainte », poursuit Marielle Massel. Au niveau de la fédération française, un plan avec objectifs a été fixé. 33% de licenciées d’ici 2017 et 35% d’ici dix ans. « Et en même temps la parité n’est pas forcément une finalité. Il faudrait que la situation s’équilibre naturellement »

 

 

 

 

 

 

Préférence pour l'archéologie

Marielle Massel s’intéresse à toutes les disciplines liées à la fédération de plongée sous-marine en France. Un peu d’archéologie, des techniques différentes, l’encadrement de personnes handicapées, sa pratique est hétéroclite. « Nous avons aussi une commission audiovisuelle. Je vais ainsi commencer à me former à la vidéo sous l’eau ». Marielle Massel encourage les femmes à se lancer. « Etre sous l’eau est un très bon déstressant. La plongée nous emmène dans un autre monde ». 

Evénements à venir à la gravière du Fort

Le 19 avril : bourse au matériel organisée pour les plongeuses.

Le 20 juin : « matinale » organisée à la gravière alsacienne et ouverte à toutes les plongeuses licenciées.

 

Plus d’infos à retrouver sur le site de la gravière : http://www.gravieredufort.fr

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