Les Bleues à Vancouver

L’équipe de France de softball est bien arrivée au Canada, à Vancouver, pour disputer les Mondiaux qui débuteront ce vendredi 15 juillet. Parmi les joueuses, Eloïse Tribolet, champ centre, revient sur son expérience franco-américaine. 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 
 
J’ai 21 ans, je suis d’origine française, née a Lyon et j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans en France, avant de m’expatrier au Quebec puis ensuite aux Etats-Unis. J’ai commencé le baseball en étant recrutée à l’école à l’âge de 9 ans. Les filles du softball de mon club m’ont ensuite pris sous leurs ailes quand j’ai eu 13 ans. Je joue champ exterieur et en équipe de France je suis champ centre.
 
 
Dans quel club jouez-vous actuellement ?
 
J’évoluais au sein de l’équipe de Gulf Coast State College en Floride (D1 NJCAA) jusqu’au mois de mai et je vais intégrer en août l’équipe de la Marshall University en Virginie-Occidentale (D1 NCAA). 
 
 
Comment conciliez-vous le sport et les études ?
 
Parfois, il est difficile de concilier les deux, mais on trouve toujours un moment pour étudier, ou s’avancer dans nos travaux. Quand la saison sportive arrive, ça devient plus difficile.  Il m’arrive souvent d’étudier et de faire mes travaux scolaires dans le bus, ou tard le soir. Heureusement, nous possédons un emploi du temps qui permet de relier les deux, donc on s’adapte.
 
 
 

Eloïse Tribolet

Eloïse Tribolet

 

Depuis quand êtes-vous en équipe de France ?
 
Je suis en équipe de France depuis 2010. J’ai joué en U19 puis en U22 pour mes premières sélections en bleu. J’y suis entrée par une détection au Creps de Boulouris dans le sud de la France, à l’âge de 15 ans.
 
 
Que vous apporte cette expérience en « bleu blanc rouge » ?
 
Cette expérience m’apporte avant tout la fierté de représenter mon pays au niveau international.
 
 
Comment faites-vous pour réussir à jouer en collectif avec la sélection nationale en vivant de l’autre côté de l’Atlantique ?
 
Cela fait des années que je joue avec les filles et de fait je les connais. Il n’est donc pas difficile de revenir tous les ans et de rejouer avec elles. Quelques ajustements sont nécessaires, mais dans l’ensemble j’ai généralement l’impression de ne les avoir jamais quittées. 
 
 
Comment vous sentez-vous à l’approche du Championnat du monde ?
 
Je me sens nerveuse. J’ai vraiment hâte de vivre cette expérience et d’affronter des équipes que nous n’avons pas l’habitude de jouer ! Je ne suis pas stressée, je sais que quoi qu’il arrive, cette expérience ne nous apportera que du bon et un bonus pour le Championnat d’Europe l’annee prochaine.
 
 

 

L'apport des joueuses nord-américaines

La Fédération française de baseball-softball tente de repérer les joueuses possédant une double nationalité, franco-américaine ou franco-canadienne par exemple. Patrice Baudin, délégué de la Fédération française en Amérique du Nord, explique l’intérêt d’un tel processus de recrutement. 

 

Il est important pour la FFBS d’identifier les joueuses qui sont Françaises ou peuvent le devenir et qui ont grandi ou évoluent dans les pays où le softball/baseball est le sport roi. Elles ont la culture du jeu et souvent plus d’expérience dans nos sports que les joueuses qui apprennent à jouer en France. Aussi, les meilleures d’entre elles qui jouent à haut niveau aux Amériques (ex: en collège, voire en pro) peuvent apporter beaucoup aux autres joueuses quand elles sont sélectionnées en Equipe de France. Ce sont des exemples et des sources de motivation pour leurs coéquipières car elles les tirent vers le haut. C’est très formateur de jouer avec des coéquipiers qui ont un meilleur niveau de jeu ou plus d’expérience que soi. Et bien évidemment, ces joueuses renforcent nos équipes nationales et éventuellement nos clubs de l’hexagone, rendant ainsi le softball/baseball français plus compétitif au niveau international.

 

 

 

Le mot de la coach

Céline Lassaigne est l’entraîneur principal de l’équipe de France de softball. Elle répond aux questions de Women-it à la veille du début du Mondial. 

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’approche de cette grande compétition ?

Participer à une compétition de cette envergure est une très belle opportunité, comme chaque compétition que nous jouons sous les couleurs de la France. Le groupe est dans une dynamique très positive. Les athlètes encore en préparation travaillent fort et bien.

 

Que peut espérer la sélection nationale lors de ce tournoi ?

Nous aimerions entrer dans le top 16 ce qui veut dire que de par la composition du tournoi, nous devons battre soit le Vénézuela, soit le Japon. Le Japon étant le tenant du titre, notre match le plus important, dans cette phase de poule, sera donc notre premier match du tournoi, vendredi matin 8h30 contre le Vénézuela.

 

Enfin, concernant l’appel de joueuses franco-américaines ou évoluant aux Etats-Unis, comment pouvez-vous les motiver à rejoindre l’équipe de France ?

Il n’est nullement besoin de les motiver. Les deux joueuses franco-américaines que nous avons dans le collectif sont venues sur leur demande et ont participé comme toutes les autres au processus de sélection pour faire partie de cette équipe de France.

 

Au programme

Premier tour:
* Vendredi 15 juillet à 17h30: Venezuela vs France
* Dimanche 17 juillet à 2h30: Japon vs France

Seuls les deux premiers intègrent le second tour principal (championship round robin) avec les seize meilleures équipes de la compétition, les autres sont versées dans un autre tableau (placement round robin). 

Deuxième tour:
* Lundi 18 juillet: à définir
* Mardi 19 juillet: à définir
* Jeudi 21 juillet: à définir

Après le Championship ou le Placement Round Robin, les bleues disputeront un dernier tour au format page system, le Championship Round ou le Placement Round.

Troisième tour:
* Vendredi 22 juillet:
* Samedi 23 juillet:
* Dimanche 24 juillet:

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