La commotion cérébrale concerne aussi les sportives

La fondation américaine « Women’s Sports Foundation » s’intéresse aux risques de commotions cérébrales chez les sportives. Un thème abordé par des sportives et des scientifiques à l’occasion de la 29ème édition annuelle de la journée des sports et de la femme outre-Atlantique. 

Réduire les accidents

A l’occasion du jour annuel des sports et de la pratique féminine, les dirigeants de la « Women’s Sports Foundation » se réunissent ce 04 février à Washington D.C pour discuter des risques de commotions cérébrales chez les sportives. 

 

Des chiffres sont mis en avant par la fondation, en se basant sur des rapports du CDC (Center for Disease Control and Prevention), le centre national de contrôle des maladies.

 

  • +60% de commotions cérébrales recensées sur les dix dernières années. Les femmes étant de plus en plus concernées, notamment dans les cursus sportifs proposés en université 
  • les joueuses de football au lycée, sont deux fois plus touchées par des commotions cérébrales que les joueurs masculins
  • au basket, toujours en lycée, la proportion atteint un tiers de plus chez les filles que chez les garçons
  • au softball, le taux de commotions cérébrales chez les filles est triplé par rapport aux cas concernant le baseball masculin

 

Pour Angela Hucles (ancienne footballeuse deux fois championne olympique et médaillée en Coupe du monde), présidente de la fondation, « les médias se concentrent trop souvent sur les commotions cérébrales touchant les garçons dans des sports comme le foot ou le hockey sur glace ». La présidente souhaite placer la prévention du risque de commotions cérébrales en tête de ses priorités. L’éducation des sportifs, au sens large et dans tous les sports, représente la clé pour Angela Hucles. 

 

Chiffres alarmants 

 

Les plus jeunes athlètes féminines seraient davantage touchées par les commotions cérébrales. Les footballeuses âgées entre 11 et 14 ans connaissent un risque quatre fois plus élevé qu’au lycée. « Les statistiques concernant les commotions cérébrales chez les jeunes filles et les femmes sont alarmantes. Une situation qui devrait faire réagir les politiques en prévoyant une législation protectrice pour les jeunes sportifs, garçons et filles », ajoute Angela Hucles. 

 

La prévention passerait notamment par une meilleure information des encadrants sportifs et des athlètes. Pour limiter au maximum les accidents et les blessures graves. 

Recherches en cours

La science explique encore mal la différence de blessures entre les filles et les garçons. Une attention particulière a été portée sur les différences morphologiques au niveau de la tête, du nez ou encore de la musculature. Les scientifiques cherchent à savoir si le fait d’être une femme, modifie le processus de blessure et de récupération après une commotion cérébrale. Des questions se posent sur le système hormonal féminin et ses influences. Les premiers résultats confirmeraient la présence de symptômes plus sévères chez les sportives en cas de commotion. Le temps de récupération serait plus long que chez les hommes. Les symptômes « post commotion » seraient aussi plus fréquents et diversifiés. 

Un mot d'histoire

« Women’s Sports Foundation » a été fondée en 1974 par la légende du tennis féminin, Billie Jean King. Sa fondation soutient et encourage le sport féminin au sens large. 

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