Inaccessibles ?

Women-it replonge dans la Coupe du monde de foot féminin pour parler des coulisses de l’événement. Un peu plus d’un mois après la finale qui a vu les Etats-Unis remporter la compétition.

Vivre une Coupe du monde de l’intérieur est toujours une expérience enrichissante. Les accréditations nécessaires pour la presse (les demandes ont été faites au printemps), ont été distribuées assez largement. Radio, télé, presse écrite ou encore « freelance » pour les autres, chaque catégorie possède un sésame particulier. Plus ou moins restrictif selon l’importance du média. Il y a aussi une grande différence entre les médias ayant payé des droits et les autres. Women-it a été accrédité sur un statut « freelance ». Accès au stade (tribunes réservées à la presse dans les gradins), au centre de presse, à la salle de presse pour les interviews de joueuses et des entraîneurs et enfin la fameuse zone « mixte » d’après match. Un cheminement construit avec des barrières, dans l’enceinte du stade, où les joueuses défilent devant les médias « parqués » par catégorie. Presse écrite, radio puis passage devant les caméras de télévision. Un dispositif bien huilé mais relativement restrictif pour travailler en toute liberté. Pas le temps d’échanger de long discours avec les joueuses (pour celles qui acceptent de s’arrêter), et pas de photos permises dans ces zones de proximité. Les « petits » médias doivent donc jouer des coudes et trouver d’autres solutions pour illustrer leurs articles.  

 

Si proches et si loin 

 

La FIFA verrouille à tous les étages l’organisation d’une telle manifestation sportive. Un réglement de plusieurs pages a été remis aux médias avant même le début de la compétition. Des paragraphes aux termes juridiques pour rappeler ce qui est permis et surtout ce qui est interdit. Le droit à l’image et la diffusion vidéo devenant les thématiques les plus citées. Dans le stade, photos et vidéos étaient strictement limitées aux détenteurs de droits spécifiques (photographes clairement accrédités ou chaînes de télévision ayant payé). Pour les autres, advienne que pourra et la frustration arrive très vite dans ce cas précis. Les « freelance » sont à la fois au four et au moulin, avec prise de notes et photographies (car un texte sans image rebute la plupart des lecteurs). L’organisation rétorquera sans doute que les photos peuvent être achetées auprès des agences de presse accréditées mais là encore, un « petit » n’a pas forcément les moyens de se payer des banques de données. Et quand bien même, la photo prise par le journaliste lui-même reflètera davantage l’angle choisi pour son papier. L’accréditation est un sésame. A nous, journalistes, d’affirmer nos positions et notre droit à travailler. Au service de nos lecteurs mais aussi pour donner une image plurielle du sport.

Mon accréditation pour la Coupe du monde de foot 2015

Mon accréditation pour la Coupe du monde de foot 2015

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