Guerrières casquées

La « Lingerie Football League », devenue en 2013 la « Legends Football League » ou LFL, est un sport original made in USA. Foot américain en version culotte et soutien-gorge.

Du football américain féminin en tenue très, très légère, voici ce que propose la LFL. Une league sportive créée après 2004 et une première démonstration de football féminin « sexy » à la mi-temps du Superbowl. La pratique s’est depuis structurée et compte de vraies sportives dans ses rangs. A la tête de l’organisation, un homme, Mitch Mortaza. Son business mêlant « jolies filles » et sport est devenu très florissant. La première saison officielle de LFL a été lancée en 2009 aux Etats-Unis. Deux associations sont créées, à l’Est et à l’Ouest, avec dix équipes au total. 

 

Une dose de sexisme 

 

Un match de LFL laisse toutefois perplexe. Des femmes en culottes et soutien-gorges avec casques et protections uniquement sur les épaules. L’attirail semble léger pour un sport de contact. Et pourtant les joueuses ne font pas semblant. Les chocs sont parfois impressionnants et les poitrines sont mises à rude épreuve. Ces athlètes suscitent l’étonnement. Il s’agit bien entendu de femmes qui s’assument. Reste le regard masculin et les interprétations qui peuvent être faites. Les commentateurs notamment, qui s’amusent des tenues et des positions durant un match, laissent perplexe. Quelle crédibilité pour ce sport en développement ? 

 

 

 


Photo : LFL

 

Les tenantes du titre de LFL USA en 2014 sont les Chicago Bliss. La saison 2015 démarre le 11 avril et se terminera par la Legends Cup le 29 août. 

La LFL a déjà essaimé au Canada et en Australie. L’Europe est également intéressée par ce sport. 

Les règles du jeu

La LFL s’appuie sur le jeu classique du foot américain. Un match de LFL se joue sur un terrain long de 50 yards (45,7 mètres) pour 30 yards de largeur (27,4 mètres). Un match est composé de quatre périodes de dix minutes avec douze minutes de pause entre la seconde et la troisième période de jeu. En cas d’égalité, une phase de mort subite prend place après le temps réglementaire durant huit minutes. Chaque équipe compte sept joueuses sur le terrain, durant les phases d’attaque et de défense. 

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