En glisse avec Emilie Aurange

Jeune femme de 21 ans, Emilie Aurange est devenue vice-championne du monde de snowboard chez les juniors en 2014. Elle a participé aux championnats du monde de Kreischberg en 2015 et à la coupe du monde d’Asahikawa au Japon fin février.

Comment avez-vous appréhendé l’étape de coupe du monde au Japon à la fin février ?

Le Japon c’est tout nouveau pour moi, les conditions de neige ne ressemblent pas exactement à celles que l’on peut retrouver en Europe. C’est encore une nouvelle expérience. Et j’adore ça ! Mon objectif sur cette compétition restait le top 20 (Ndlr : elle a terminé 24ème au final). C’est un objectif que je me suis fixée au début de la saison, et qui me permet de comparer mes performances à chaque course.

 

Comment avez-vous démarré le snowboard ?


Dès mon plus jeune âge, j’ai été fascinée par les sensations que procurent les sports de glisse. J’ai commencé le ski à l’âge de 3 ans et c’est seulement quelques années plus tard en voyant ma soeur Laura pratiquer le snowboard que j’ai voulu suivre le même chemin.

 

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce sport ?

Les sensations de liberté, de plaisir et d’adrénaline. Ces trois choses sont importantes pour moi et je les ai retrouvées dans le snowboard. Quoi de mieux que de se lever le matin face à la montagne et de se dire « voilà où je vais passer le reste de ma journée ». Mon « bureau » est vraiment le meilleur du monde ! Je ne pouvais pas rêver mieux !
 J’adore ce mélange d’euphorie et d’adrénaline avant mon premier run de la journée.

 

A quoi ressemble votre emploi du temps hebdomadaire ?

Mon emploi du temps varie beaucoup selon les périodes. L’hiver c’est souvent entraînement sur neige la semaine, un jour de repos et la course le samedi et le dimanche. En avril, je reprend les cours, je suis à l’IUT d’Annecy en technique de commercialisation. C’est une école en partenariat avec la fédération qui nous permet de pratiquer notre sport durant toute la saison mais d’avoir aussi un parcours professionnel à coté. L’école dure jusqu’à juillet mais à partir de juin nous pouvons être libérés les après-midis pour suivre nos entraînements physiques comme la musculation, l’endurance, la vitesse, la boxe, l’aviron. C’est vraiment le top !

 

 

J’ai reçu beaucoup de félicitations de la part de ma famille, de mes amis mais aussi de beaucoup de personnes que je ne connaissais pas

 

 

Qu’est-ce qui a changé avec votre médaille d’argent décrochée l’an dernier chez les juniors ?



Pour moi c’est une satisfaction personnelle. C’était un objectif et j’ai réussi à l’atteindre. C’est pour cette médaille qu’on travaille toute l’année. L’avoir c’était un des échelons à atteindre dans mon parcours, et ça y est je l’ai eue !! Accrochée bien précieusement dans mon salon :) J’ai reçu beaucoup de félicitations de la part de ma famille, de mes amis mais aussi de beaucoup de personnes que je ne connaissais pas et qui se sont intéressées à mon sport. C’est quelque chose que j’adore, pouvoir partager et parler avec des gens qui ne connaissent pas le milieu du sport du haut niveau.


 

Comment se déroulera cette année 2015 en terme de compétitions ?


Mes premières compétitions cette saison se sont plutôt pas mal déroulées. La fédération a donc décidé de me lancer sur les coupes du monde durant l’intégralité de la saison. Malgré mon jeune âge, j’ai réussi à faire deux top 20 dont une finale de coupe du monde (16ème). 

 

Que diriez-vous aux jeunes filles qui souhaiteraient se lancer dans le snowboard à haut niveau ?

FONCEZ ! Si vous en avez l’opportunité, saisissez-la ! Cela demande quelques sacrifices mais ça en vaut vraiment le coup. Ce sont des expériences qu’on ne peut vivre qu’une seule fois dans sa vie et ce sont des expériences qui ne sont pas données à tout le monde. Ca ouvre énormément de portes. Ca nous fait grandir et apprendre beaucoup sur la vie, de par nos voyages et nos rencontres avec les autres athlètes de pays différents. Je suis déjà partie en Finlande, aux Etat-Unis, au Japon et j’ai pratiquement fait le tour de l’Europe ! C’est quelque chose d’extraordinaire. Je ne regretterai jamais mon parcours.

Son parcours

Emilie Aurange est actuellement membre de l’équipe de France Nationale B. Elle est licenciée du club Araches les Carroz. 

Sa spécialité : le slalom géant parallèle. 

Actuellement à la 44ème place du classement mondial. 

Une petite équipe

L’équipe de France, Emilie ne peut pas trop en parler. Et pour cause, la jeune femme n’a qu’une seule collègue féminine au niveau national en matière de snowboard alpin. L’esprit de groupe ne revêt pas le sens que l’on y met d’habitude ! 

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