Ces sportives qui s’exportent

L’internationale française de roller hockey, Marina Fagoaga-Jalinier, a été choisie par l’Iran pour encadrer son équipe nationale et l’emmener à la prochaine Coupe d’Asie qui démarrera le 24 octobre. Elle a rencontré ses joueuses lors d’une première séance d’entraînement à Téhéran fin août. Elle répond aux questions de Women-it sur ce savoir-faire à la française.

Comment avez-vous été mise en lien avec l’équipe iranienne de roller hockey  ?

 

J’ai vu pour la première fois l’équipe féminine d’Iran au Championnat du Monde cet été en Italie. Une des responsables de l’équipe nationale est venue me voir pour me proposer d’entraîner leur équipe sous forme de stages. Ils me connaissaient depuis quelques mondiaux et m’ont choisie pour les accompagner. J’ai signé tout de suite, leur projet m’a emballée !

 

Quelle a été votre première réaction en rencontrant cette équipe ?

 

J’ai été surprise et heureuse de voir que notre sport se développe dans le monde entier. Cela faisait plaisir de voir une nouvelle nation féminine provenant d’une partie du monde où le hockey n’est pas encore si avancé.

 

Comment s’est déroulé votre premier stage de coaching le mois dernier ?

 

J’ai assisté durant le week-end au championnat féminin iranien, période durant laquelle j’ai dû sélectionner 30 joueuses sur les 60 présentes. Nous avons ensuite démarré le stage avec deux heures de conférence le matin pour revoir toutes les bases (avec l’analyse de ce que j’avais observé durant les matchs), et nous avons abordé toutes les thématiques de bases du hockey pour bien démarrer. Nous avons enchaîné avec deux fois deux heures d’entraînement sur le terrain chaque jour.

 

Nous avons aussi revu la technique individuelle et nous avons travaillé lors d’exercices sur les différentes thématiques que nous avions abordées pendant les conférences afin qu’elles puissent les mettre en pratique. A la fin de la semaine, j’ai dû donner au staff une liste de 13 joueuses que j’avais sélectionnées pour les Asian Games qui prendront place à la fin du mois d’octobre en Chine. 

 

 

 

 

Un peu de théorie entre les exercices pratiques

Un peu de théorie entre les exercices pratiques

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

 

J’ai été surprise car il y avait de bonnes choses pour une nation nouvelle dans ce sport. Cependant, de grosses lacunes sur les basiques et fondamentaux se sont faites sentir. Le délai était court, mais les filles ont énormément évolué tout au long de la semaine.

 

Comment se porte le sport féminin là-bas ?

 

J’ai eu la chance de les entraîner dans le complexe Enghelab de Téhéran, le centre d’entraînement des sportifs iraniens mais aussi ouvert aux habitants de la ville. J’ai vu énormément de femmes pratiquer le sport. En ce qui concerne le hockey, il y a encore une culture à développer par rapport au « haut niveau ». C’est nouveau pour les joueuses, mais elles ont montré un réel désir d’apprendre et une belle implication. 

 

Quel est votre programme à venir en vue de la Coupe d’Asie ?

 

Je repartirai 5 jours en Iran à la fin du mois pour entraîner l’équipe, puis nous décollerons pour la Chine le 22 octobre pour disputer les Asian Games 2016. Il s’agit en fait d’une Coupe d’Asie représentant toutes les disciplines du roller : rink hockey, roller hockey, patinage artistique, roller derby… L’équipe iranienne affrontera l’Inde, Taipei, la Chine, le Japon et Macao.

 

Coupe d’Asie de roller hockey, du 24 au 28 octobre à Lishui en Chine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.