Arbitre en cyclisme

Morgane Garnier est arbitre nationale en cyclisme. Cette Bretonne d’origine, a officié la semaine dernière sur la Route de France féminine internationale. 

Garante du bon déroulement de la course et de l’application du réglement, Morgane Garnier assure aussi l’équité de traitement entre les athlètes. « J’étais juge à l’arrivée, ainsi que sur les classements de montagne et les sprints intermédiaires. Cela suppose d’être organisée et impartiale. L’objectif étant d’assurer l’égalité des chances dans la course pour les concurrentes ». La jeune femme officie depuis huit ans. Avec ses collègues (ils étaient sept sur la Route de France), elle a veillé au bon respect des règles (observation des voitures à proximité des concurrentes pour éviter les « poussettes » par exemple). Elle avoue n’avoir jamais fait de vélo mais a toujours été bercée par ce sport. « C’est une histoire de famille. Ma mère était arbitre également ». Morgane Garnier reçoit ainsi ses « désignations » à l’année et voit du pays selon les courses qu’elle arbitre. « Je suis compétente à la fois pour les courses masculines et féminines. Ces dernières représentent une dizaine de jours de course sur les quarante organisées à l’année ». La saison s’échelonne de février à octobre. « J’arbitre aussi des courses de cyclo-cross durant les mois d’hiver ».

 

 

Des budgets différents 

 

 

Morgane Garnier a pris du plaisir sur la Route de France. « J’ai été surprise par le niveau des filles. Le peloton était homogène. Les courses féminines gagnent en notoriété et sont aidées par les événements professionnels organisés par des entreprises comme ASO ». Morgane Garnier a aussi participé à la Course by le Tour, un circuit sur les Champs-Elysées à Paris organisé avant le passage du Tour de France cet été. « Cela permet d’avoir une vitrine plus importante pour le cyclisme féminin et d’attirer de nouveaux partenaires pour les organisateurs de courses ». La jeune arbitre encourage les femmes à animer davantage les épreuves cyclistes. « Elles sont souvent plus dans la retenue mais doivent aussi animer les courses pour attirer du public. Reste le budget, qui n’est pas encore le même entre courses masculines et féminines ». Morgane Garnier analyse le cyclisme avec maturité et espère un jour devenir arbitre internationale. Un souhait qui s’accompagne d’une envie de voir plus de femmes dans le corps arbitral français. 

Points de règlement

Parmi les points de règlement de la Route de France féminine internationale, le chapitre dédié aux primes ! La première au classement général a empoché la somme de 265 euros. La seconde 185 euros et la troisième 165 euros. Des primes sont ensuite données (de 150 à 65 euros) pour les suivantes jusqu’à la 15ème place. S’ajoutent à cela des primes pour les classements « jeune » et montagne ainsi que pour les victoires d’étapes. 

 

La Route de France a également récompensé la malchance ! Un prix a été mis en place en parallèle du prix de la combativité. Un moyen d’encourager les filles les plus malchanceuses sur une étape, pour les pousser à poursuivre leurs efforts. 

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